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Things 3 sur iPhone…

…souplesse et ergonomie au rendez-vous

dans mémoire | usages

Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, je n’ai mis à jour Things 3 que sur mon iPhone. Ce dernier est un iPhone 7 plus qui ne le quitte plus et sur lequel j’écris mes premières notes sur Drafts – c’est le cas pour ce billet –, je lis, téléphone, prend des photos, etc.

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Si Fantastical 2 reste mon interface de calendrier, ce n’est pas un outil sur lequel je peux divaguer, projeter.

Certes, je peux noter des tâches à réaliser et y revenir pour les modifier mais bon, c’est pas trop son boulot. De plus mon calendrier est partagé et ma fille y inscrit ses plages d’enseignement, ce qui me permet de savoir à quelle heure je file la chercher, etc.

La version 3 de Things prend en compte notre calendrier commun sans interférer avec, l’affiche comme un calque chronologique et c’est exactement ce que je souhaite : une ligne directrice dont les plages libres sont occupées désormais par des tâches ou projets qui se baladent souplement via Things.

Côté tribu, pas de d’ajouts bizarroïdes dans notre calendrier commun.

Par contre, vu de mon iPhone, un rappel pratique de nos activités mais aussi des plages potentiellement libres. Comme un calque sur lequel je peux placer des trucs à venir comme voir Richard dans son fief (héhé…), inviter mon pote Régis (si, si…!).

Ou me mettre un peu de pression pour écrire mes Goncourt(e)s…!

L’interface a été débarrassée de tas de trucs moches (…à mes yeux s’entend…!) et s’adapte toute en légèreté au grand écran du iPhone. Sans oublier plein de gestes pratiques et, disons-le, naturels.

Usages de base sacrément améliorés

Car c’est aussi pour cela que cette version 3 est épatante, elle est devenue évidente à employer ! Au lieu de se perdre dans une interface pour initiés, et – paradoxe – en ne changeant pas de ligne fonctionnelle, l’application s’offre enfin à nos/mes usages.

En copies d’écran :

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Au départ, une liste de trucs à faire sans plus, chaque item peut recevoir une explication… Mas par que…!!

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Cette liste peut s’agencer, histoire de, basiquement, aider à s’organiser…

Ceci n’est que l’écume du produit…!

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Une série discrète d’icônes permet d’ajouter des mots-clés (notez que le produit est bien en français…) mais aussi une date…

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Et c’est ici, Mesdames et Messieurs, que les athéniens s’atteignirent…! Mais ne serait-ce pas mon calendrier…?

Bien entendu, une échéance, ça se déplace… au doigt… Mais il est aussi possible d’ajouter des cases à cocher…

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Chaque proposition pouvant être déplacée… Au doigt toujours…

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Et cette liste peut être convertie (je vais y revenir), dupliquée ou… partagée…

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Ici, vers Drafts mais cela pourrait être vers Messages… Notez que c’est très clair…

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Les trucs terminés sont archivés, les projets « flous » seront lancés le jour venu…

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L’activation de la synchro, de Siri ou de l’accès au(x) calendrier(s) s’effectue par les réglages…

Conversion d’une simple liste en Projet

Les copies d’écrans précédentes ont été effectuées la veille.

Ce matin…

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Things me signale ce que j’ai prévu de faire… dont ce billet qui se présente comme une longue suite de cases à cocher (…ne pas oublier d’évoquer tel ou tel point…!). C’est le moment de tester la conversion en Projet.

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Si il est devenu facile de caser des trucs à “envisager” de faire dans un calendrier, c’est également cette conversion en Projet qui est astucieuse avec une option visuelle déjà aperçue ailleurs1, celle du cercle qui se remplit au fur et à mesure que des étapes sont validées.

Ce système fonctionne aussi bien pour vos courses que pour un projet plus complet, rédiger ce billet en évitant d’oublier certains points, etc. Parfait pour les distraits à forte tendance Alzheimer…!

En guise de conclusion provisoire

Il est clair que la réflexion qui a conduit à cette refonte m’a séduite L’aspect usine à gaz insipide bien que puissante enfin gommée, je redécouvre l’intérêt d’un tel produit au quotidien. Bien entendu, Things n’est pas le seul produit pour s’organiser, certains concurrents sont en train de finaliser leur nouvelle version.

Mais, trop souvent, sans avoir compris qu’il était temps de revenir à une interface “évidente”. Sur ce point, Things fait un “sans faute”.

les utilisateurs de Wunderlist seront ravis d’apprendre qu’il existe un convertisseur de données pour importer leurs précieuses fiches !
Je dis ça, je dis rien…

Bon, Il me manque un mode nuit, un peu de Markdown, TextExpander mais le bon côté est que les exports via x-callback-url depuis Drafts ne bougent pas (je rêve déjà une action pour expédier aussi une liste de cases à cocher depuis Drafts, mais ceci est une autre histoire !).

Converti… à nouveau.

Et, en plus, c’est beau !

Pour finir, j’ai tout de même souscrit (je suis faible) à la version iPad même si la différence de prix me semble un poil exagérée. Mais, à la réflexion, je n’oublie pas le temps long du produit et un point que nombre d’entre-nous omettons, le dispositif de synchronisation qui fonctionne remarquablement bien.

Se souvenir que le prix actuellement affiché est de moins 20% jusqu’au 25 Mai, un prix de lancement pour les anciens utilisateurs mais aussi pour ceux qui seraient tentés dans l’intervalle.

le 20/05/2017 à 10:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pantone Studio cause français

…à propos de la mise à jour 3.0.11

dans dans mon bocal | grospod | mémoire | outils

Je n’ai pas toujours été d’accord (loin de là…!) avec la politique suivie par l’éditeur — lire dans urbanbike les précédents épisodes dont celui-ci — mais je ne peux que souligner l’aspect agréable de cette version…

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…livrée en français pour les instructions…

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…avec des valeurs dans les principaux espaces colorimétriques… Version qui permet bien entendu d’accéder aux précédentes palettes enregistrées…

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…Parfois avez des erreurs de date (!) mais à vous d’en fabriquer de nouvelles en vous appuyant… soit sur des images proposées par l’éditeur…

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Soit sur les vôtres… Rappel : les cinq nuances sont des propositions, tout point peut être déplacé…

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À vous de renommer, explorer…

Bonne découverte

le 12/05/2017 à 08:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La colonisation du savoir | 1

Une histoire des plantes médicinales du "Nouveau Monde" (1492-1750)

dans ancres | dans mon bocal | groummphh | lire | mémoire | potager | vieillir

En cours de lecture

Depuis que je suis môme1, ce qui se passe aux Amériques me passionne. Et arrivé au lycée, je me souviens avoir écrit quelques dissertations sur ce qui me semblait l’horreur absolue, l’ethnocide des peuples indigènes.

À soixante balais passés, avec plus de temps à disposition, ce sujet me semble toujours d’actualité (…et même relancé par quelques décisions2 hallucinantes). Récemment (…merci Twitter3), je suis tombé sur quelques copies d’écran d’un livre puis sur un lien4 vers une émission de radio.

Bref, j’ai fini par acquérir le livre en version papier5 et mettre le nez dedans…

Je vous passe l’introduction et vais de suite sur ce qui m’a immédiatement accroché (et scanné6 quelques lignes pour cette chronique…) :

Dès les premiers jours passés à Guanahani, Colomb se dit intrigué par les plantes « si différentes » qui poussent sur l’île. Pourtant, il ne veut étudier que celles dont il sait pouvoir tirer profit et qu’il appelle styrax, térébenthine, cannelle ou rhubarbe. La chose est logique. L’amiral, qui croit être en Asie, est persuadé que les plantes qu’il observe sont identiques à celles de l’Ancien Monde. Dans ses yeux, le mastic des Antilles ne diffère pas de celui de Chio. Parce qu’il est là pour trouver ce qu’il cherche et non pas ce qu’il y a sur place, Colomb perçoit les choses des Antilles à travers ses lectures (Pline, Marco Polo), sa mémoire affective et sa soif d’or et d’épices.

Vous visualisez bien les œillères culturelles qui sont d’ailleurs trop souvent celles des touristes en voyage. Amusé, adolescent, par ces personnes qui souhaitaient consommer un steak frites au lieu de découvrir la cuisine locale…! Et passant dès lors à côté d’une facette clé de toute culture…!

De nombreux remèdes américains sont ainsi (re)nommés par les Espagnols. Projetant sur les choses d’Amérique leur expérience de malade ou de médecin, ils reconnaissent dans certaines plantes qu’utilisent les Indiens les substances qu’ils ont laissées en Europe et les emploient comme des produits de substitution. Qu’elle soit complète ou partielle, cette réduction de l’inconnu au connu contribue à gommer ce qui fait la spécificité d’un monde pourtant qualifié de nouveau. Les noms indigènes - ocozotles pour le liquidambar, ben pour les avellanas purgativas - peuvent se maintenir comme information dans certains textes, mais leur usage disparaît, du moins chez les Espagnols. Cette façon d’imposer les catégories européennes sur le savoir des Indiens a pu être considérée comme une forme d’impérialisme linguistique. Mais on peut aussi y voir les limites de la maîtrise des Européens, qui éprouvent les plus grandes difficultés à comprendre ce qui est différent. L’onomastique restitue en cela l’impossibilité, pour le conquérant, d’imposer sa domination totale sur la nature et sur les peuples américains.

Bref, cette attitude est malheureusement trop souvent en vigueur quand on se méfie de l’autre et de ses différences !

Pour les conquistadors du XVI siècle, et même pour les missionnaires en Californie ou en Amazonie au XVIIIe siècle, s’adapter aux lieux implique donc d’adapter les lieux. Mais comme le montre l’appropriation précoce du gaïac, une telle méfiance est remise en cause dès la conquête, lorsque les nécessités de la survie imposent de faire confiance aux médecines locales.

Bref, ces trois longues citations ne sont qu’une mise en bouche pour ce livre de 448 pages (illustrées en partie) de Samir Boumediene, ouvrage passionnant. Et sur lequel je reviendrais. Si, si…!

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La colonisation du savoir / une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde (1492-1750)
Par Samir Boumediene
Les éditions des mondes à faire
ISBN : 978-2-9555738-1-5

Clairement (l’éditeur7 le sait !), je regrette de ne pas disposer d’une version ePub ou PDF à lire sur un écran en voyage.

le 26/04/2017 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #